Équateur

Explorer l’archipel des Galapagos

Texte de Aurélien Brusini
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Les Galapagos, confettis volcaniques à 1’000 kilomètres des côtes équatoriennes, ayant inspiré au naturaliste anglais Charles Darwin sa thèse sur l’évolution des espèces vivantes, doivent aujourd’hui composer avec la surfréquentation, le changement climatique et les espèces invasives qui fragilisent leur écosystème. Entre préservation de l’environnement, développement humain et recherche scientifique, quels enjeux et projets pour demain?

Île de Baltra. Sur le tarmac de braise ondule la silhouette d’un iguane marin taciturne, suivi de près par une employée de l’aéroport Seymour, spécialement formée à la surveillance naturaliste de la piste, qui tente de le mettre en lieu sûr…

Bienvenue dans le premier aéroport écologique au monde. De facture traditionnelle jusqu’en 2011, il est reconstruit deux ans plus tard sur 6’000 m2 en recyclant 80% des matières premières. Il fonctionne désormais uniquement de jour pour limiter sa consommation énergétique, assurée par trois éoliennes
et des panneaux solaires. Dès l’arrivée, le ton est donné pour les 400’000 usagers annuels: formulaire très détaillé à remplir sur la composition des bagages, contrôle par la brigade canine, aucune importation de nourriture ni de végétaux, «tapis sanitaire» enduit d’un liquide biodégradable pour éliminer les bactéries récalcitrantes sous les semelles des voyageurs. Dans cet archipel qui compte plus de 1’900 espèces animales et végétales avec 60% de taux d’endémisme – un record – la protection de l’environnement est une priorité absolue.

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